Dirigé par la célèbre chorégraphe Karine Saporta, Le Dansoir à inauguré son installation et sa présence à Ouistreham Riva Bella en Février 2017.

K A R I N E  S A P O R T A

Karine Saporta

Depuis presque vingt ans, l’oeuvre de Karine Saporta est l’une des plus impressionnantes dans l’histoire récente de la création chorégraphique contemporaine occidentale.

Auteur de spectacles devenus « mythiques » (« La fiancée aux yeux de bois », « Les Taureaux de Chimène », « La Princesse de Milan », « Le bal du siècle », « Belle au bois dormant , (de larmes… écarlate) » etc…), Karine Saporta est aussi plasticienne, photographe et réalisatrice.

Sa compagnie s’est produite sur toutes les scènes les plus prestigieuses dans le monde. Karine Saporta a signé à ce jour deux mises en scène, l’une pour la Comédie Française (« Feu le Music-Hall » d’après Colette) et l’autre pour l’Opéra de Lyon (« Phaëton », Opéra de Lully).

Directrice du Centre Chorégraphique National de Caen Basse - Normandie de septembre 1988 à juin 2004, Karine Saporta est aujourd’hui directrice de la Compagnie Karine Saporta. Elle est également artiste associée à la ville de Ouistreham Riva Bella, à travers l’installation du Dansoir dont elle est en charge de la programmation.

 

Biographie

FORMATION

Après des études de danse classique, elle poursuit à l'université de Paris X un cursus en philosophie et en sociologie. Elle part ensuite aux Etats-unis où elle étudie le cinéma, la vidéo, la télévision, la photographie et la chorégraphie. Elle fonde sa compagnie après avoir formé un groupe de recherche comportant plusieurs personnalités artistiques aujourd'hui importantes dans le paysage chorégraphique français. Fidèle à sa démarche originelle, elle garde, parallèlement à son travail de création, la volonté de poursuivre au Centre chorégraphique National de Caen/Basse-Normandie qu'elle dirige jusqu'en juin 2004 et aujourd'hui, au sein de sa compagnie, une activité de recherche et de transmission.

CHORÉGRAPHIE

Dès le début, Karine Saporta a su défendre au plus haut niveau des valeurs artistiques qui l'ont fait reconnaître et apprécier par les plus éminents spécialistes comme l'une des grandes figures de l'art contemporain français d'aujourd'hui. Elle a été accueillie dans tous les grands lieux de la danse, en France et à l'étranger, avec de nombreuses chorégraphies. À la pointe des recherches sur le corps et le travail de l'émotion chez le danseur, elle a mis à jour des méthodes de travail très personnelles. L'improvisation, la technique mais aussi la réflexion sur les thèmes et l'histoire de la danse fondent la démarche artistique et intellectuelle de Karine Saporta. Son art est fait d'univers baroques ou oniriques, qui abritent des figures de chair ou de cire, de vertiges des sens et de coeurs chavirés, d'images picturales flamboyantes. De l'univers hispanique des "Taureaux de Chimène"aux images gothiques de "La princesse de Milan" ou du spectacle "Le Spectre ou les Manèges du ciel" sans oublier la forme cinématographique de certaines réalisations telles que "Le bal du Siècle" créé au Festival International du Film de Cannes en hommage au centenaire du cinéma : la chorégraphe façonne autant qu'un style propre les nouvelles formes du spectacle vivant. Elle orne volontiers ses créations de la magnificence qu'elle rencontre chez certains animaux ( lévriers de course , oiseaux , boucs … ) , ce qui la conduit tout naturellement à imaginer travailler avec l'animal danseur par excellence : le cheval . Elle crèe ainsi en 2008 un étonnant spectacle équestre et chorégraphique « Wild » . Le travail avec l'outil numérique a pris aujourd'hui une place prépondérante dans le monde fantasmagorique « saportien », comme en témoigne sa dernière création en octobre 2011 pour la Cité de la musique « Notes + » sur la musique de Steve Reich.

DANSES URBAINES

Karine Saporta s'intéresse de très près aux cultures urbaines et travaille dans les milieux de la danse Hip Hop. À ce titre, elle participe régulièrement avec ses créations aux "Rencontres de cultures urbaines" à la Grande Halle de la Villette à Paris – au Festival "Suresnes Cités Danse" et bien d'autres programmations axées sur les cultures urbaines.

THÉÂTRE - OPÉRA

Elle a signé la mise en scène et la chorégraphie de « Phaëton » (Opéra de Lully) à l'occasion de l'inauguration du Nouvel Opéra de Lyon. En 2004, elle signe sa première création théâtrale pour la Comédie Française : un spectacle conçu à partir de l'adaptation de « L'envers du music hall » de Colette, qu'elle intitule « Feu le music hall ».

CHANT

C'est en 2003, à la Cigale (dans la salle de la Boule Noire) que Karine Saporta accompagnée de Jean-Marie Sénia, fait entendre sa voix pour la première fois sur scène en interprétant un tour de chant d'un genre nouveau où la danse et la chanson allient poésie et musiques du monde. "Draps Rouges, Cheveux Noirs". Ce spectacle a été reprogrammé trois semaines en juin 2006 au Théâtre du Rond-Point et fait aujourd'hui partie intégrante du répertoire de la compagnie Karine Saporta.

PROGRAMMATION

Depuis que le Festival d'Avignon lui confie, au début de sa carrière, une carte blanche pendant toute la durée du festival, Karine Saporta a le goût de la programmation. Elle a organisé plusieurs festivals à Caen ainsi que dans d'autres villes et programmé plusieurs saisons (au théâtre de Caen en particulier). Elle a été maîtresse d'oeuvre de nombreuses cartes blanches dans les domaines du spectacle vivant et du cinéma. Dans le cadre de ses fonctions à la SACD elle a créé le Festival "Faits d'hiver" à Paris et programmé pendant six ans le "Vif du sujet" aux Festivals d'Avignon, Montpellier Danse et Paris Quartier d'été. Elle est aujourd'hui à l'initiative de l'installation du Dansoir sur le parvis de la Bibliothèque nationale de France. Elle est également responsable de sa programmation.

PHOTOGRAPHIE

De plus, Karine Saporta s'intéresse à l'image photographique et cinématographique. Dés 1990, elle réalise une première exposition photographique personnelle : "L'Interdit", en 1992 : une deuxième "La Chambre d'Elvire" traitant du thème de l'autoportrait. En 1995 : une troisième, "L'or ou le cirque de Marie" autour de son spectacle du même nom. En 2001 sa "fiction – reportage" photographique au Guatemala donne naissance à une installation : "Mondes", au Théâtre National de Chaillot qu'elle montre à Paris et une exposition "Hurlante et Douce Antigua" à la maison des Arts de Créteil, au Festival de la Photo de Biarritz, à l'Abbaye du Mont Saint-Michel etc.... Ces quatre expositions ont été co-produites et diffusées par la Fnac dans son circuit de galeries photo. Elle remporte de la part de la Fondation Philip Morris pour le cinéma, le prix de la meilleure série d'affiches de Festival de cinéma. En 2004, elle réalise pour le magazine " Le Monde 2 ", une série photographique avec les acteurs de la troupe de la Comédie Française à l'occasion de sa création pour cette troupe : « Feu le Music-hall ». Karine Saporta a présenté au Festival d'Avignon 2005 une installation-performance "L'Enveloppe" au cours de laquelle elle remettait au public dans un dispositif de boîtes aux lettres une publication sous forme d'enveloppe contenant des textes et des photos signées d'elle. Du 14 septembre au 6 octobre 2006, une série de grands formats tirés à partir des photos de « l'Enveloppe » a été exposée sous le titre "Comm(e)union" au Centre des Arts d'Enghien-les-Bains. En 2007 elle répond à une commande de l'Institut Français de Munich, elle y expose, dans le salon bleu, du 11 octobre 2007 au 1er janvier 2008, 60 photographies sous le titre "Ludwig ad L." En 2009, elle répond à une nouvelle commande émanant de la Cité Internationale de l'Histoire de l'Immigration à Paris. Elle réalise une exposition de 75 grands formats : « 1 et millions » à partir d'ateliers menés avec des personnes issues de l'immigration, en partenariat avec le centre Fleury Goutte d'Or – Barbara. L'exposition a été accrochée à la CNHI du 2 juillet au 9 septembre 2009. En 2010, ses photographies ont été exposées sur les quais de la Seine à Paris : dans le cadre d'une installation personnelle. En 2011, elle réalise au château de Blandy-les-tours , avec le soutien du le Conseil Général de Seine-et-Marne : « Le goût de la vie », une oeuvre photographique sur « la mère et l'enfant » pendant l'allaitement . Cette œuvre , sous forme d'un « faux documentaire » , est composée de diptyques alternant images médiévales recomposées et images contemporaines empruntées au monde du travail . Elle mène actuellement avec la Bibliothèque nationale de France un travail sur « le livre du corps» avec des enfants lequel donnera lieu dès le mois de juin 2012 à une exposition « Corpuscrits ».

CINÉMA

Elle collabore en tant que chorégraphe au long-métrage de Peter GREENAWAY, "Prospero's Books", de Brigitte ROUAN "Travaux" où elle chorégraphie l'actrice Carole Bouquet, et "Clara" de Helma Sanders-Brahms sur Clara Schuman. Son premier court-métrage en tant que réalisatrice "Les Larmes de Nora" a été sélectionné dans de nombreuses manifestations en France et à l'étranger et est édité en vidéo avec deux autres films sur la création de Karine SAPORTA par ARCANAL. Son travail a fait l'objet de très nombreuses réalisations télévisuelles et cinématographiques,. Sa création « Notes + » diffusée en direct de la Cité de la musique le 16 octobre 2011 est actuellement encore visible sur le site d'Arte live web ; Karine Saporta a réalisé, en outre, un documentaire inspiré de son spectacle "Les Guerriers de la Brume" montrant la relation entre les nouvelles technologies et le spectacle vivant ainsi qu'une captation de son spectacle équestre et chorégraphique « Wild ».