K A R I N E  S A P O R T A

Karine Saporta

 

 

Biographie

 

Karine Saporta est Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier des Arts et des
lettres. Elle a été à l’initiative de la création de l’Association des Centres
chorégraphiques Nationaux dont elle a assuré la Présidence. Elle a été élue par
deux fois, Présidente de la Commission Danse, vice-présidente de la Société des
Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD).Après avoir assuré la direction du
Centre Chorégraphique National de Caen Basse-Normandie, elle retrouve la
direction de la Compagnie Karine Saporta laquelle prend résidence à la
Bibliothèque nationale de France. Elle fonde également un Centre international
pour l’art & la pensée en Normandie : « LA MUE ». « LA MUE » (en partenariat
avec des collectivités, l’Université et la Caisse des dépôts et consignations) a pour
vocation les échanges artistiques et intellectuels internationaux .

 

FORMATION

Après des études de danse classique, elle poursuit à l’université Paris X –Nanterre un
cursus en philosophie et en sociologie (doctorat).Pendant ses années de maîtrise et de
doctorat, après avoir acquis ses deux licences, elle réside aux Etats-Unis où elle décide
de partir pour enrichir ses travaux universitaires. A cette période, elle s’inscrit à
Columbia College-Chicago où elle étudie la photographie, le cinéma, la vidéo, la
télévision et la chorégraphie. Elle côtoie tous les grands photographes américains et
obtient un BA de « Communication Arts ». Elle complète sa formation aux techniques de
la composition chorégraphique américaine chez Merce Cunningham, Alwin Nikolaïs,
Steve Paxton, Bonnie Cohen, Joan Woodburry.

CHORÉGRAPHIE

A son retour des Etats-Unis, Karine Saporta fonde un groupe de recherche d’où sortiront
plusieurs personnalités artistiques qui marqueront le paysage chorégraphique français.
C’est à la tête de sa compagnie, puis au Centre Chorégraphique National de
Caen/Normandie qu’elle dirige pendant seize ans et aujourd’hui, au sein du Label Karine
Saporta, que la chorégraphe développe sa démarche. Laquelle toujours en quête
d’innovation entretient des liens très étroits avec les cultures et les musiques nonoccidentales.
Dès le début, Karine Saporta a su défendre une esthétique et des théories sur l’art
parfaitement originales. Celles-ci lui ont valu une reconnaissance immédiate des
professionnels, du public et des medias. L’invitée régulière, depuis de nombreuses
années, des institutions prestigieuses de la danse et du spectacle vivant en France
comme à l’étranger (Festival d’Avignon, Théâtre National de Chaillot, Théâtre de la Ville
de Paris, Cité de la Musique/Philharmonie de Paris, Festival Montpellier-Danse, Festival
Paris l’été, Festival de Cannes, Festival Monaco Danse, Bibliothèque nationale de France,
Festival Agora, Festival Fabbrica Europa etc.), Karine Saporta est aujourd’hui considérée
comme l’une des figures emblématiques de la danse contemporaine française
Quittant parfois sa propre structure, elle crée des oeuvres pour d’autres compagnies au
sein d’Opéras ou de Théâtre Nationaux tels que la Comédie Française, l’Opéra de Paris,
l’Opéra de Lyon, l’Opéra du Caire, le Théâtre Mariinsky-Saint-Petersbourg, le National
Gugak Center-Corée du Sud, , le Polski Teatr Tanca, l’Opéra de Tirana etc…
Son art est fait d’univers charnels oniriques façonnés à l’aide de techniques corporelles
et scéniques qui lui sont propres. Il se fonde sur une rigueur et une exigence
compositionnelles extrêmes réclamant de la part des interprètes la plus grande
précision. C’est cette précision autant que l’intériorité et la concentration nécessaires
aux danseurs, pour restituer le style de la chorégraphe qui crée la magie. Produisant une
émotion hypnotique voire vertigineuse caractéristique .
Karine Saporta, continue d’ailleurs sans relâche ses recherches en matière de formules
rythmiques et de traitement du temps. Si elle choisit des sujets empreints d’une forte
charge émotionnelle, c’est à assurer l’architecture invisible de l’oeuvre qu’elle travaille
sans répit. Cet intérêt pour la notion de « construction » particulièrement en relation
avec la musique la conduit à travailler fréquemment avec des musiciens venus du
monde entier,. Elle suscite aussi régulièrement de fructueuses collaborations avec des
orchestres (Ensemble Inter contemporain, IRCAM, Les musiciens du Louvre, choeur
Sagittarius, Ars Nova, orchestre de Normandie, quatuor Thymos, National Gugak Center,
Ten drum etc.) ou compositeurs contemporains ( Michael Nyman, Steve Reich, Thierry
Pécou, Béatrice Thiriet etc.).
Son intérêt pour l’inscription de la danse dans le paysage (qu’il soit urbain ou nonurbain)
l’amène à intégrer à ses équipes des paysagistes dans le cadre de ce qu’elle
nomme des « Danses paysagères ».

PHOTOGRAPHIE

Elle réalise ses cinq premières expositions photographiques personnelles avec la Fnac
dans son circuit de galeries photo :
• L’interdit
• La Chambre d’Elvire
• L’or ou le cirque de Marie
• Mondes
• Hurlante et Douce Antigua
Le Festival d’Avignon lui commande une installation-performance “L’Enveloppe“ au
cours de laquelle le public se voit remettre une publication sous forme d’enveloppe
contenant des textes et des photos signées d’elle. Les photographies de « L’enveloppe »
donneront naissance à une série de grands formats exposée au Centre des Arts
d’Enghien-les-Bains :
• Comm(e)union
Se succèdent chaque année de nombreuses commandes dont récemment celles de :
• Ludwig ad L. / Institut Français de Munich
• 1 et millions / Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration à Paris (exposition de
75 grands formats accrochés ensuite sur les quais de la Seine à Paris)
• Le goût de la vie / Conseil Général de Seine-et-Marne au Château Blandy (sur le
thème de l’allaitement) qui donne lieu à une exposition itinérante qui tourne
toujours actuellement
• « Le bal des portraits » dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste
2016
• « La cérémonie des fleurs » en partenariat avec le Centre d’Art et de Nature de
Chaumont-sur-Loire
• « L’âme en trompe l’oeil » – Rétrospective de l’oeuvre photographique de Karine
Saporta Maison de la Photographie de Lille ,Maison Européenne de la
Photographie-Paris, Festival Transphotographiques, Gares et Connexions SNCF,
Festival International de Films de femmes de Créteil-Maison des Arts de Créteil,
Galerie IGDA 2.0-Caen
Parallèlement à la diffusion de ces expositions, elle devient photographe associée
au Festival International de Films de femmes de Créteil pour lequel elle réalise
chaque année une mise en scène photographique destinée à l’affiche ainsi qu’à
tous tous les supports de communication du festival. Elle remporte de la part de
la Fondation Philip Morris pour le cinéma, le prix de la meilleure série d’affiches
de Festival de cinéma.
Ses images sont montrées dans de nombreux magazines ( Karine Saporta réalise, entre
autres, pour le magazine “ Le Monde 2 “, une série photographique avec les acteurs de la
troupe de la Comédie Française à l’occasion de sa création pour cette troupe : « Feu le
Music-hall » ).

CINÉMA ET  TÉLÉVISION/RADIO 

Karine Saporta aime l’image au point que le Festival de Cannes s ‘adresse à elle pour lui
commander un spectacle sur un siècle de cinéma qui se nommera « Le bal du siècle » et
la chaîne de télévision Arte pour lui commander une création sur l’amitié francoallemande
autour du thème de « Jules et Jim ».
Appelée par de nombreux réalisateurs de cinéma et de télévision, elle signe les
chorégraphies de plusieurs long-métrages dont “Prospero’s Books” de Peter
Greenaway, « Travaux » Brigitte Rouan (où elle chorégraphie l’actrice Carole Bouquet),
“Clara” de Helma Sanders-Brahms , « Chat noir, chat bleu » de jean-Louis Lorenzi ... Elle
travaille actuellement sur une production de Gérard Mordillat et Caroline Chomienne
« Cuba si,Cuba no ».Son premier court-métrage en tant que réalisatrice “Les Larmes de
Nora” a été sélectionné dans de nombreuses manifestations en France et à l’étranger. Il
est paru dans une édition vidéo avec deux autres films dont elle est l’auteur. L’oeuvre et
le travail de Karine Saporta ont fait l’objet de très nombreuses réalisations
radiophoniques, télévisuelles et cinématographiques, Karine Saporta a, de plus, réalisé
un documentaire sur sa propre démarche dans le cadre de sa création “Les Guerriers de
la Brume“ ainsi qu’une captation de son spectacle équestre et chorégraphique « Wild ».
Elle est l’auteure de nombreuses réalisations radiophoniques pour la chaîne France-
Culture et en 2016 pour ma chaîne France-Musique (chroniques estivales « Ça porte à
danser » par Karine Saporta).

PROGRAMMATION

L’expérience institutionnelle à la tête d’un Centre Chorégraphique National, l’a conduite
à appréhender parfaitement les différents aspects de la logique territoriale.
Ce qui fonde et motive pour partie son action au sein de sa Compagnie, c’est le dialogue
avec un environnement choisi .
Aussi, depuis que le Festival d’Avignon lui confie, au début de sa carrière, une carte
blanche pendant toute la durée du festival, Karine Saporta a le goût de la
programmation. Elle a organisé plusieurs festivals à Caen ainsi que dans d’autres villes
et programmé plusieurs saisons.
Elle a été maîtresse d’oeuvre de nombreuses cartes blanches dans les domaines du
spectacle vivant et du cinéma.Dans le cadre de ses fonctions à la SACD elle a créé le
Festival “Faits d’hiver” à Paris et programmé pendant six ans le “Vif du sujet” et « Le
sujet à vif » aux Festivals d’Avignon, Montpellier Danse et Paris Quartier d’été.
Karine Saporta est aussi à l’initiative du tout nouveau Festival « Je danse donc je suis » ,
festival reliant Danse et Philosophie dont la première édition a eu lieu en 2018 en
partenariat avec la Ville de Paris et l’Institut français.
Sa compagnie s’est trouvée de 2006 à 2017 en résidence à la Bibliothèque nationale de
France. C’est dans cette institution que la chorégraphe, après avoir réalisé l’installation
sur l’esplanade François Mitterrand d’un magnifique équipement semi-mobile
prioritairement consacré à la danse et la musique Le Dansoir, s’est vue confier une carte
blanche annuelle dans les foyers & auditoriums. Le Dansoir est actuellement installé en
Normandie dans le cadre d’un partenariat avec La Mue, Centre international pour l’Art
et la pensée, dont Karine Saporta est la fondatrice.

TRANSMISSION

Karine Saporta considère la transmission comme faisant partie intégrante de sa
démarche créatrice. A travers cet aspect de son activité, elle s’efforce montrer les liens
fondamentaux qui unissent selon elle la danse et la philosophie.
C’est pourquoi elle consacre une partie de son temps à l’écriture (articles, essais), à la
mise en place de rencontres ou de débats (aujourd’hui dans le cadre de la résidence de
sa compagnie à la BnF) ou même à la réalisations d’émissions radiophoniques (séries
sur la chaîne France Culture en particulier). C’est peut-être ce qui explique que de très
nombreux chorégraphes contemporains français soient passés par le travail de Karine
Saporta : parmi eux François Verret, Claude Brumachon, Hervé Robbe, Nasser Martin-
Gousset, Pedro Pauwels, Olivier Dubois, Alban Richard, Benjamin Lamarche, Anna
Ventura, Jesus Hidalgo et bien d’autres. De plus, la démarche de la chorégraphe est à ce
point analytique qu’elle communique à ceux qui la fréquentent de réels outils
d’investigation.
A l’extérieur de la compagnie, Karine Saporta s’est aussi toujours efforcée de répondre le
plus favorablement possible aux demandes de master-class, stages, résidences
pédagogiques en France et dans le monde. Elle a enseigné sur la durée dans de
nombreuses universités (Saint-Denis, Evry, Caen etc.). Elle s’intéresse en particulier à
certains publics dits en difficulté sociale ou mentale.
Son travail pédagogique en direction des professionnels porte sur la composition
chorégraphique et l’accompagnement de chorégraphes. Il ne cesse de se développer à
Paris, en Ile-de-France et en Normandie où elle a conçu à l’Université un Diplôme
Universitaire « Chorégraphe :un métier ». Elle est actuellement membre du Conseil de
l’Ecole Doctorale de Normandie.En 2019, la chorégraphe imagine, avec le soutien de la
Maison de l’Europe Strasbourg-Alsace et en lien avec le parlement Européen, une
nouvelle danse « Ho’Eur’Hop » dont la vocation est de se transmettre telle une onde
dans tous les pays d’Europe.